GĂšnes - Anti-globalisation? Anti-capitalisme, pour le communisme!
2001-07-13
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Le texte qui suit est la version française du tract diffusĂ© en italien-anglais-français aux manifestations de GĂšnes Ă lâoccasion du G7, en juillet 2001
Camarades,
La globalisation est un terme cher Ă la bourgeoisie et Ă ses mĂ©dias mais que nous devons et qui doit ĂȘtre remplacĂ© par mondialisation impĂ©rialiste. Avec ce terme, nous parlons de lâactuel mode de fonctionnement du capitalisme caractĂ©risĂ©, dâune part par la domination incontestĂ©e du capital financier, et dâautre part par la possibilitĂ© dâĂ©tendre Ă toute la planĂšte, les diffĂ©rents processus de production, des tomates en boites aux automobiles, en passant par les jouets (nous rappelons aux amateurs de confusion que lâimpĂ©rialisme nâest rien dâautre quâune phase du mode de production capitaliste. Ce nâest pas… une politique).
La domination du capital financier nâest pas la soumission Ă un centre unique, car ce capital est lui-mĂȘme composĂ© de centres et dâagrĂ©gations dâĂ©tats en concurrence entre eux.
Cette phase du capitalisme coĂŻncide avec la crise de son cycle de production en mĂȘme temps quâelle en est une rĂ©ponse; cette crise est en fait la crise du processus de valorisation du capital.
Ce qui signifie que le capital rĂ©ussit Ă extraire de la production et de lâexploitation de la force de travail des taux de profit toujours plus bas. Le seul moyen pour amĂ©liorer ces taux de profit est lâaugmentation de lâexploitation de la force de travail par une compression des coĂ»ts de travail et/ou le dĂ©placement des productions la oĂč les salaires sont infĂ©rieurs. Il nây a pas dâalternative Ă ces processus Ă lâintĂ©rieur du mode de production capitaliste. La seule alternative que le capital connaisse est la guerre impĂ©rialiste.
Comme dans toute crise du cycle dâaccumulation, lâalternative historique rĂ©apparaĂźt: guerre impĂ©rialiste ou rĂ©volution prolĂ©tarienne.
Des deux blocs qui sâopposaient prĂ©cĂ©demment lâOTAN et le Pacte de Varsovie, ce dernier a disparu. Lâimplosion du bloc impĂ©rialiste soviĂ©tique prĂ©sentĂ©e comme faillite du⊠Socialisme a modifiĂ© les positionnements prĂ©cĂ©dents dĂ©clenchant une nouvelle donne qui conduit fatalement Ă lâagrĂ©gation dâun nouveau bloc sur la base de la dĂ©sagrĂ©gation de lâOTAN.
Celui qui pense que dans les sommets du G8 on se met dâaccord pour gouverner le monde grĂące Ă un hypothĂ©tique super-impĂ©rialisme mondial, celui-lĂ se trompe lourdement. Dans leurs sommets les huit grands finissent toujours par sâopposer. Cette fois-ci Ă GĂȘnes les EuropĂ©ens se prĂ©sentent un peu plus forts grĂące aux accords pris Ă Goteborg sur des thĂšmes apparemment clĂ©s comme celui de lâenvironnement et des accords de Kyoto ou ceux, moins mĂ©diatisĂ©s mais tout aussi importants comme le commerce mondial de lâacierâŠ
Camarades,
Un nouveau piĂšge se profile grĂące auquel les bourgeoisies amĂ©ricaines et europĂ©ennes — indĂ©pendamment de ruptures Ă©ventuelles en Europe- rassembleront leurs prolĂ©taires respectifs autour dâelles contre lâennemi du “sacro-saint” intĂ©rĂȘt national ou de tout autant “sacro-saintes” idĂ©ologies opposĂ©es.
La capacitĂ© des actuels mouvements “anti-globalisation” Ă tenir est liĂ©e Ă leur capacitĂ© Ă ne pas se fragmenter sur les positions que lâimpĂ©rialisme prĂ©pare. Bush fait les yeux doux Ă lâAFL-CIO et aux sidĂ©rurgistes amĂ©ricains: leur position “anti-globalisation” ou soi-disant telle coĂŻncide avec la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger lâacier amĂ©ricain et la balance du commerce extĂ©rieur.
La condition pour quâun grand mouvement civil comme celui-ci rĂ©siste aux divisions impĂ©rialistes serait donc quâil adopte le point de vue de classe, ce serait sa transformation en mouvement anti-capitaliste pour la rĂ©volution communiste, en clair ce serait le dĂ©passement de son propre interclassisme.
Seule une forte reprise de lâinitiative de la classe ouvriĂšre, y compris pour la dĂ©fense intransigeante face aux attaques massives du capital, peut faire converger les mouvements de la dite sociĂ©tĂ© civile sur un terrain solidement anti-capitaliste.
Câest pour cela que la tĂąche prioritaire des rĂ©volutionnaires est de contribuer aujourdâhui — dans la mesure de leur force — Ă la reprise des luttes prolĂ©tariennes, indĂ©pendamment de la politique de conciliation et des logiques syndicales.
Mais cette reprise de classe nâaura pas dâespoir de victoire sans lâorganisation politique adaptĂ©e Ă la conduite de cette immense bataille: le Parti International du prolĂ©tariat.
Trop souvent nous avons vu des mouvements sur des positions de classe (de la Pologne en aoĂ»t â80 au mouvement des mineurs britanniques) cĂ©der aux sirĂšnes du rĂ©formisme et aux flatteries du marchĂ© politique radical-bourgeois Ă cause de lâabsence dramatique et complĂšte de force politique organisĂ©e autour du programme rĂ©volutionnaire. La nĂ©cessitĂ© du parti rĂ©volutionnaire international du prolĂ©tariat est toujours plus impĂ©rative.
Câest pour cette raison que nous appelons les avant-gardes Ă rejoindre et renforcer les sections et organisations sympathisantes du BIPR.
BIPR, 13-7-2001Bilan & Perspectives - 8
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