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1er mai 2008 - Contre l’assaut du capital, lutte de classe internationale

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1er mai 2008 — Contre l’assaut du capital, lutte de classe internationale

Encore un 1er mai sous le signe de la guerre – guerres impérialistes entre bourgeoisies rivales et guerre de classes, avec une bourgeoisie mondiale unie contre la classe ouvrière et les masses appauvries de la planète.

La paix, la prospérité et la liberté – objectifs pour lesquels la bourgeoisie réclame de lourds sacrifices de sang, de sueur, ne parlons pas de la qualité de vie – ces idéaux nous semblent non seulement plus éloignés chaque année qui passe, mais le temps nous révèle qu’ils ne sont qu’une cynique tromperie. Mais il ne peut en être autrement car tout ce que nous avons maintenant sous les yeux est le résultat de trente années de crise du cycle d’accumulation du capital qui, plutôt que de s’atténuer, est en train de s’intensifier.

Italie - Grève à l’usine Fiat de Pomigliano

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Italie — Grève à l’usine Fiat de Pomigliano

Depuis jeudi, le 10 avril à 22h00, l’usine Fiat de Pomigliano est paralysée par une grève. Un comité ouvrier, formé indépendamment de l’appareil syndical, organise la mobilisation. Jusqu’à dimanche, les piquets de grève ont été soutenus par 99% de la main d’œuvre. Lundi, le 14 avril, les grévistes ont décidé de bloquer le passage des marchandises de manière à fermer entièrement l’usine.

Le conflit porte sur le sort de 316 ouvriers qualifiés de «gênants» par l’entreprise qui a décidé de les donner en sous-traitance au centre logistique de Nola, qui de l’avis de tout le monde n’est qu’une antichambre vers le chômage. Ce qui est en jeu est donc l’avenir de tout le personnel de l’usine qui n’offre aucune garantie de sécurité d’emploi.

Le blocage des camions se poursuivra tant que les 316 travailleurs n’auront pas été réintégrés dans l’usine.

Les attaques anti-ouvrières se renforcent

La classe ouvrière devra inévitablement se battre contre les nouvelles atteintes à son niveau de vie. Mais cette politique ne peut que s’intensifier et se poursuivre. Les dirigeants changent ! Le capitalisme et l’exploitation persistent.

Les élections ne sont vraiment pas le terrain de la classe ouvrière — pour ceux qui n’en seraient pas encore convaincus, il suffit de revenir rétrospectivement sur les dernières élections en France.

Toutefois, elles représentent le lieu où la bourgeoisie choisit sa fraction la plus capable de mener sa politique et d’exploiter les ouvriers.

Les élections sont aussi le moyen de les chloroformer en leur laissant croire qu’ils peuvent choisir les meilleurs gouvernants.

Nouvel alignement impérialiste de la France?

Kouchner “l’humanitaire”, va-t-en-guerre aujourd’hui en Iran comme hier au Kosovo

L’effondrement d’un bloc impérialiste, le bloc de l’Est, n’a pas entraîné ipso facto la fin des conflits impérialistes. Les différents États capitalistes ne cherchent qu’une seule chose, conquérir de nouveaux marchés. “La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens” disait Karl Von Clausewitz. Nous pouvons rajouter plus sûrement aujourd’hui que “la guerre est surtout la continuation de l’économie par d’autres moyens”.

Toutes les rodomontades de Bernard Kouchner depuis quelques mois et les déclarations de Nicolas Sarkozy sont-elles le signe d’un changement d’alignement de la France? L’histoire va très rapidement nous dire la réalité de ces modifications. Mais déjà l’on constate un réalignement plus atlantiste.

Les États impérialistes sont pragmatiques.

Le capitalisme sans perfusion ne peut survivre. Panique chez les banquiers

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Les phénomènes de la crise économique sont à nouveau visibles

Cet été l’ampleur de la crise économique a rappelé tout le monde à la réalité, le capitalisme vit au dessus de ses moyens. Jusqu’où les banques et les États pourront aller dans l’endettement pour maintenir le système hors de l’eau? Le krach a rappelé à tous que le capitalisme est voué à disparaître.

Les faits

La crise immobilière qui a s’est manifestée au mois d’août, vient de se transformer en crise financière. Au premier abord, elle a été analysée comme le passage d’un excès de liquidités monétaires à un manque. Comment les faits de cette crise, annoncée depuis longtemps, se sont-ils enchaînés? Les banques américaines pendant plusieurs années ont accordé des crédits immobiliers à des ménages peu solvables. Ces mécanismes fonctionnent à peu près normalement dans une phase d’expansion du système.

A propos de Che Guevara

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Le prolétariat ne possède aucun drapeau ni aucune patrie. Il n’est affilié à aucun camp impérialiste. Les révolutionnaires n’ont jamais soutenu le bloc de l’Est.

Pour le quarantième anniversaire de la mort de Che Guevara, on assiste à une débauche médiatique encensant celui dont le but était de multiplier les guérillas dans le monde pour lutter contre l’impérialisme (c’est-à-dire essentiellement les USA), celui qui affirmait dans son «Message aux peuples du monde», peu avant d’être capturé et exécuté en Bolivie : il faut «créer deux, trois…de nombreux Vietnam, telle est la consigne.»

Au-delà de l’homme (notre propos n’est pas de juger de son honnêteté ou de son courage), il nous faut dénoncer la ligne politique qu’il défendait et mettait en pratique pour démystifier le contenu supposément «révolutionnaire» du guévarisme.

Pour Guevara, la lutte contre l’impérialisme n’avait qu’un sens : la lutte contre les USA.

Barcelone, les jours de mai 1937

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Barcelone, les jours de mai 1937

70e anniversaire

On a commémoré l’année dernière, le 70e anniversaire de la guerre en Espagne. La Guerre civile espagnole a suscité plus de commentaires politiques et de réflexion historique que presque tous les autres événements des temps modernes. À chaque décennie successive, les mythes sur l’Espagne ne diminuent pas, alors que les sympathisants des divers protagonistes de cette guerre rivalisent tous pour que leur version des événements domine le discours politique [1].

Cette année, c’est l’anniversaire des jours de mai 1937, que plusieurs considèrent de façon fausse comme «la fin de la révolution» en Espagne.

90 ans depuis la Révolution d’Octobre

Lorsque l’URSS s’effondra, la bourgeoisie internationale entonna le requiem du communisme. L’oraison funèbre servit à démontrer comment la faillite de l’Union Soviétique prétendument communiste prouve que, hors du capitalisme, aucune autre forme d’organisation sociale ne peut exister. Les rapports de production et de distribution capitalistes seraient la seule forme possible d’existence économique. Tout le reste n’est au mieux qu’utopie, ou au pire (le soi-disant «socialisme réel») n’a apporté que misère et oppression pour les prolétaires qui s’y aventurèrent.

L’expérience de l’Octobre bolchevik

En fait, ce qui avait fait faillite, c’est la contre-révolution stalinienne qui a détruit la Révolution d’Octobre. Le stalinisme a présenté abusivement la construction du capitalisme d’État comme le socialisme, et a ouvert une époque de confusion idéologique pour des millions de prolétaires.

Actualité de la révolution prolétarienne d’Octobre

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La révolution d’Octobre a ébranlé le monde, a-t-on l’habitude de répéter à satiété après John Reed [1]. Et bien, malheureusement,

l’événement le plus chargé d’espoir, le plus grandiose de notre temps, semble s’être retourné tout entier contre nous.

Victor Serge — Trente ans après la Révolution russe in La Révolution Prolétarienne n° 309

La révolution a donné naissante au pire des régimes de l’histoire: le stalinisme.

Le fait que la première révolution prolétarienne victorieuse ait échoué parce qu’elle n’a pas pu vaincre au niveau international, ne change rien par rapport à la nécessité d’une telle révolution pour l’humanité toute entière. Mais que s’est-il passé ensuite?

Le Parti de Lénine et de Trotski a été fusillé. Les documents ont été détruits, cachés ou falsifiés.

Idem, Victor Serge

Les jours de mai 1937

70e anniversaire

On a commémoré l’année dernière, le 70e anniversaire de la guerre en Espagne. La Guerre civile espagnole a suscité plus de commentaires politiques et de réflexion historique que presque tous les autres événements des temps modernes. À chaque décennie successive, les mythes sur l’Espagne ne diminuent pas, alors que les sympathisants des divers protagonistes de cette guerre rivalisent tous pour que leur version des événements domine le discours politique. [1]

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